Boucle des Marais

BRAUD-ET-SAINT-LOUIS

Marais

Description

Depuis la place du marché au cœur de Braud et Saint Louis, où vous admirez l’église, la croix des marins et la halle au marché couvert, quittez la zone habitée et immergez-vous dans les marais qui s’ouvrent à vous ! Découvrez l’histoire de ces milieux méconnus au bord de l’estuaire de la Gironde. Traversez des canaux, longez des champs et des plans d’eaux, découvrez les carrelets, les écluses, les tonnes de chasse, marchez sur des digues, et apprenez comment l’homme s’est adapté à cet environnement si particulier. Tout au long de votre chemin vous pourrez profiter pleinement des nombreuses espèces d’oiseaux qui peuplent ces zones humides.

    Les données du parcours

  • Départ : BRAUD-ET-SAINT-LOUIS
  • Arrivée : BRAUD-ET-SAINT-LOUIS

Points d'intérets

Eglise
Eglise Saint Saturnin

L’église Saint Saturnin est élevé à proximité de l’église primitive. L’édifice cultuel, hésitant entre le néo-roman et le néo-gothique, est l’œuvre de l’architecte bordelais Hosteing en 1889. Elle se compose d’un portail d’inspiration romane encadré de 3 voussures nues qui s’ouvre au Sud, contrairement à l’orientation traditionnelle des églises (Façade à l’ouest). La nef, flanquée de bas-côtés voutés d’ogives, se termine par un chevet à 5 pans. Le clocher, coiffé d’une flèche polygonale en pierre de 37 mètres de hauteur, abrite 2 cloches l’une datée de 1778 et l’autre de 1869. Les vitraux des bas-côtés ont été décorés par le maître verrier Brouhard, qui a choisi pour les dessins le thème de la vie, et pour les couleurs, celui du cycle du jour. L’édifice est restauré au cours des années 1988 et 1989. Il contient quelques éléments de décor et de mobilier provenant de l’église précédente.

Halle du marché
La halle du marché couvert

La halle du marché couvert a été construite en 1951, en lieu et place d’un précédent marché en bois édifié au XIXe siècle à l’emplacement de l’ancienne église. Il voisine ainsi avec la nouvelle église et l’ancien presbytère (qui accueille aujourd’hui les associations). Elle reprend la forme traditionnelle des halles couvertes, depuis le Moyen Âge jusqu’au XIXe siècle. Elle se compose donc d’une toiture à 4 pentes et piliers. La vaste charpente en pin, carrée et surmontée par un lanternon apportant de la lumière par le haut, repose sur des piliers massifs en pierre qui se font discrets et semblent laisser la charpente flotter dans l’air. La halle a abrité un important marché aux fruits et légumes qui se tenait plusieurs fois par semaine et permettait notamment l’écoulement d’une grande partie de la production locale d’asperges. Aujourd’hui, un petit marché s'y tient encore les mardis.

Croix des marins
La croix des marins

La Croix des marins se trouve aujourd’hui entre l’église et l’ancien presbytère. La colonne sculptée porte la date de 1605. Elle supporte une croix, « bénite le 20 mai 1855 par le curé de Marcillac », comme l’atteste un parchemin, découvert dans un tube en étain au milieu de la deuxième pierre en partant de la base de la colonne. Le précieux document a été remis à sa place originelle. L’ensemble, appelé à tort « Croix de chemin », se trouvait autrefois au bord de l’estuaire de la Gironde, puis a été ramené dans le bourg. Il s’agit d’un ex-voto de marins nordiques, rescapés d’un naufrage au début du XVIIe siècle. Les motifs sculptés sur la colonne, composés de quatre marins, de rames et d’une ancre de navire en sont l’illustration. Cette croix est originale par la forme de sa colonne-socle. Elle est un témoignage de l’intense trafic fluvial que Braud a connu pendant des siècles.

Le Port 2
Le lieu-dit Le Port

De part et d’autre de la route s'élèvent des habitations dont quelques belles demeures anciennes, certaines restaurées et d’autres laissées à l’abandon. Le nom de ce lieu-dit est évocateur du passé des lieux ; en effet, en 2000 avant JC, poussait ici une vaste forêt de chênes. A partir de 1000 av JC, une augmentation du niveau marin inonde l’ensemble de cette zone et une vaste lagune d’eau saumâtre de 8 km de large sur 36 km de long se forma, séparée de la Gironde par un bourrelet alluvial. A cette époque, on récoltait le sel et la salicorne dans les zones marécageuses et une activité portuaire se développa ici. Jusqu’au XVIe siècle, le port de Braud connait un trafic important permettant notamment de transporter le bois issu des forêts de chênes de la Saintonge du sud, ou Charente maritime, ainsi que les verreries et poteries produites sur les communes des alentours.

Marais
Marais de Saint Louis Saint Simon - Histoire

D’une superficie de plus de 5000 ha, le marais de Saint Louis Saint Simon est un marais d’eau saumâtre longeant l’estuaire de la Gironde. Il fait partie d’un grand ensemble de 15 000 ha de marais estuariens. Cette vaste zone humide s’est réellement formée au Moyen-Age suite à une nouvelle diminution du niveau des océans et aux dépôts sédimentaires des cours d’eau. A cette époque, ces terres inhospitalières gorgées d’eau étaient inexploitables par l’homme et contribuaient au développement de maladies graves. Pour y remédier, le Duc de Saint Simon s’est appuyé sur le savoir d’ingénieurs hollandais pour entreprendre de grands travaux de poldérisation dès la moitié du XVIIe siècle. Pour drainer les sols, de nombreux canaux quadrillant le marais furent creusés et une digue de 2,5m de haut fut édifiée tout le long de l’estuaire, afin d’éviter les inondations des marées.

Marais de Saint Louis Saint Simon - usage des terres

Dans ce marais, les terres cultivées, où poussent céréales et maïs, se situent majoritairement en bord d’estuaire, dans le haut marais où les terrains sont les plus asséchés. Les prairies les plus humides se trouvent, elles, dans le bas marais, plus à l’intérieur des terres, où l’on retrouve aujourd’hui essentiellement les élevages d’ovins et de bovins. Certaines rares prairies humides sont encore exploitées pour le jonc qui servait autrefois aussi bien à lier la vigne, qu’à pailler le fromage ou à faire de la vannerie. D’importance nationale dans les années 70, la Coopérative Agricole Des Producteurs De Joncs Du Blayais est encore très active. Cette culture traditionnelle des zones humides constituait à l’époque une activité agricole complémentaire. Pour être de bonne qualité, le jonc devait pousser 3 ans, dans un sol constamment gorgé d’eau, avant d’être récolté en fin d’été.

Tonne
Les différents usages de l'eau dans les marais

Les usages de l’eau sont variés dans ce marais. La « chasse à la tonne » nécessite notamment la mise en eau de lacs. Le mot « tonne » vient de « tonneau », dans lequel se cachait le chasseur à l’origine. De nos jours, elle est bien plus spacieuse et confortable. Le chasseur s’y abrite toute la nuit en attendant que les canards sauvages, attirés par des appelants, canards vivants en cage, se posent sur l’eau. Les nombreux canaux du marais permettent aussi la pêche. Posté sur la berge, le pêcheur utilise un carrelet à bras, filet carré de 2 m, qu’il plonge dans l’eau, afin de capturer mulets, sandres, brèmes ou gardons. Des circulations d’eau régulières sont possibles depuis l’estuaire proche. C’est par ailleurs, le débit important de ce dernier qui a contribué à l’installation de la centrale du Blayais, permettant de refroidir les excès de chaleur induits par la production d'électricité.

Croix de St Louis
La croix de Saint Louis

Cette croix de Saint Louis, en fer forgé, provient de l’église de l’ancienne paroisse Saint-Louis-des-Marais, fondée en 1656 par le duc Claude de Saint-Simon, qui a fait entreprendre les grands travaux d’assèchement des marais. De l’édifice disparu pendant la révolution de 1789, seule subsiste cette croix retrouvée dans le grenier du presbytère de Braud. Datée de l’époque de construction de l’église, vers 1665, elle se compose d’un socle en pierre de section carrée portant inscriptions, et d’une croix latine en fer forgé dont les bras se terminent en trèfles et dont la croisée est ornée d’un motif rayonnant. La croix de Saint-Louis a été solennellement dressée en ce lieu en juin 1915, à l’occasion d’une procession. Elle constitue un souvenir de l’ancienne paroisse, dont la dénomination est conservée dans le nom composé de la commune actuelle.

Le port des Callonges et Terres d'Oiseaux

Sur l’Estuaire de la Gironde, au pied du Port des Callonges, Terres d’Oiseaux vous invite à partager un moment privilégié sur l’une des plus importantes voies de migration en France. Cette escale d’exception vous donne à observer de nombreux oiseaux sauvages, migrateurs et sédentaires. Qu’ils soient grands échassiers, passereaux ou oiseaux nicheurs, ils trouvent refuge, repos et nourriture dans cet espace naturel de 116 ha. Sur place, vous apprécierez les sentiers de découvertes, les plateformes et les observatoires spécialement aménagés pour vous, mais vous découvrirez aussi, au fil de votre visite, des créations originales de type Land Art. A Terres d’Oiseaux, les installations et la scénographie ont été pensées pour vous offrir un monde à part, à voir, à découvrir et à ressentir. Une expérience unique où la nature se partage.

Canal St Georges et Carrelet
Le Canal Saint Georges

Le Canal Saint Georges, aux berges sinueuses où se développe le roseau, constitue un des plus gros exutoires du marais, par lequel la rivière Livenne rejoint l’estuaire de la Gironde. Son fond sablonneux lui vaut le surnom de « Canal des Sables ». En bord de canal, on aperçoit quelques cabanes en bois sur pilotis typiques du bord d’estuaire : des carrelets. Leur nom provient de la forme carrée des grands filets de pêche bien visibles. Les pêcheurs y capturent essentiellement des mulets et des crevettes. Ce canal, bordé de digues, constitue la séparation entre le Marais de Saint Louis Saint Simon et le Petit Marais du Blayais. Seul exutoire du marais de la Vergne, il peut être à sec lorsque la marée est basse dans l’estuaire. De grandes quantités de vase y sont déposées à chaque marée par la rivière et l’utilisation d’un bateau dévaseur afin de draguer ce canal est indispensable.

3 écluses
Les 3 écluses du Passage

Ce lieu-dit nommé « Le Passage », constituait à l’époque le seul point de franchissement du canal Saint Georges ; c’est aujourd’hui un point de repère important situé entre les trois marais nord girondins : Saint louis Saint Simon au nord, La Vergne à l’est et le Petit Marais Blayais au sud. « Le pas » signifie localement un passage au-dessus d’un cours d’eau. Les 3 écluses du Passage ont été installées sous l’ancienne Route des marais, avant un réaménagement du virage. Ces écluses sont levées et baissées manuellement en fonction des besoins en eau du marais qui se trouve en amont : le marais de la Vergne. Lorsqu’on fait rentrer de l’eau en ouvrant les écluses à marée haute dans l’estuaire, on dit ici qu’on fait « boire » le marais. De petites ouvertures, appelées ventelles, dans certaines portes des écluses permettent de diminuer la pression de l’eau lorsque celles-ci sont fermées.

Chemin après le passage
La rive du Canal des Sables

Ce sentier chemine dans une végétation très différente du marais d’eau saumâtre précédent : ici l’eau douce domine et les arbres, notamment les aulnes, sont nombreux. La présence de buissons et de haies arbustives et arborescentes permet de diversifier le milieu et de répondre ainsi aux exigences d’un plus grand nombre d’espèces animales. Les reptiles, amphibiens et petits mammifères vont utiliser ces haies comme des corridors pour se déplacer à l’abri des prédateurs. Les oiseaux y trouveront des structures solides pour y installer leur nid à différentes hauteurs. Au printemps, ces haies sont animées par les Rossignols, Mésanges et autres Fauvettes des jardins. La diversité d’espèces végétales locales permet de nourrir un grand nombre d’animaux. Parmi les essences très appréciées, on rencontre le Prunelier, l’Aubépine, l’Eglantier, le Lierre, quelques Sureaux et Fusains d’Europe.

Marais de la Vergne
Le marais de la Vergne

Le Marais de la Vergne est un marais boisé mouillé d’environ 800 ha de superficie, constituant une zone tampon pouvant stocker les excès d’eau du bassin versant de la Livenne. Si l’hiver est pluvieux, le marais de la Vergne peut être entièrement inondé et ce, jusqu’au pied de la digue. Ce marais a un fort intérêt patrimonial au titre duquel il fait partie du réseau des sites Natura 2000. En plus de son rôle écologique d’ « éponge », il abrite de nombreuses populations d’oiseaux patrimoniaux : hérons cendrés, pourprés, garde-bœufs, bihoreaux gris, aigrettes garzettes, et depuis peu, Grandes aigrettes. De vastes roselières constituent le paradis des passereaux paludicoles comme la Gorgebleue à miroir, le Bruant des roseaux, ou encore les Rousseroles et Phragmites. En fin d’hiver, la Nivéole de printemps, espèce à bulbe protégée, habille de blanc l’ensemble des berges du canal.

Asperges et vignes
La culture de l'asperge

production d’un légume de qualité, alliant tendreté et douceur sans amertume. En 1970, la production se concentre autour de Braud et Saint Louis, et l’essentiel est vendu sur les marchés locaux. Celui de Braud est le plus important puisqu’y sont écoulés les 2/3 de la production totale et que les asperges représentent 70% de son chiffre d’affaires. Braud devient alors la « capitale » des asperges du Blayais. La présence de ce légume sur l’écusson de la commune témoigne de l’importance accordée à cette activité. Depuis les années 1970, la filière de l’asperge s’est structurée avec la Confrérie des Asperges du Blayais et l’Association des Producteurs d’Asperges du Blayais. L’Asperge du Blayais a obtenu en mars 2015 une certification d’IGP. Elle est mise à l’honneur lors d’une grande fête annuelle locale, la Fête de l’Asperge.

Étapes

1
Etape 1 - Départ

Le départ de ce parcours se situe sur la place du marché, située au cœur du village de Braud et Saint Louis. Cette commune tire son nom de la réunion de 2 paroisses au début du 19e siècle, Braud, signifiant « terrains marécageux » en vieux français, et Saint Louis, paroisse fondée au 17e siècle en bordure d’estuaire qui a totalement disparu aujourd’hui. Prenez le temps d’y observer les trois principaux monuments du village : l’église Saint Saturnin, la Halle du marché couvert et la Croix des marins.

2
Etape 2 - Etape 2

Tournez le dos à l’église et partez sur la droite en suivant la D136E3. Au rond-point, tournez à gauche afin d’emprunter la route du Port. Vous traversez les lieux-dits Pied Sec et le Buchaud, puis arrivez au lieu-dit Le Port. En traversant ce lieu-dit, vous pouvez observer de part et d’autre de la route des habitations dont quelques belles demeures anciennes, certaines restaurées et d’autres laissées à l’abandon.

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Etape 3 - Etape 3

Au croisement, après avoir quitté Le Port, traversez le canal, prenez la première route à gauche juste après le pont et avancez jusqu’au cédez le passage. A partir de là, vous quittez la zone habitée, le paysage s’ouvre : vous allez vous immerger dans le Marais de Saint Louis Saint Simon qui s’étend à perte de vue. En arrière-plan de ce paysage de marais, se découpe le Centre Nucléaire de Production d’Electricité du Blayais duquel s’étirent par endroits des lignes à très haute tension. Mise en fonction en 1981, l’installation de ce site a nécessité quelques aménagements spécifiques comme cette route que vous vous apprêtez à traverser. Appelée « voie lourde », la D136 ou route de Saint Louis a été renforcée pour supporter le passage de convois exceptionnels en provenance ou en partance vers la centrale. A certaines heures, cette route est très fréquentée. Redoublez donc de prudence au moment de la traversée, et engagez-vous sur la route goudronnée qui part en face. Juste après la ligne à très haute tension, vous verrez sur votre gauche un bâtiment en ruine, témoin de l’évolution des habitations et pratiques agricoles. Les petits abris servaient au bétail, alors que les plus grandes constructions étaient habitées ; au sol, point de fondations, que le marais aurait déstabilisées, mais de la terre battue ou un simple dallage en terre cuite. Le confort des habitations du marais a ensuite évolué grâce à l’arrivée de l’électricité en 1952. A côté de cette ruine, subsiste un pont en pierre, qui permettait de traverser les canaux afin de circuler entre les différentes parcelles du marais. Pour les différencier, la coutume voulait que la première femme qui franchissait un pont, lui attribuait son prénom.

4
Etape 4 - Etape 4

Continuez sur la route goudronnée le long du canal, entre les terres cultivées et les plans d’eau aménagés. Puis, après un virage à droite puis, un peu plus loin, un virage à gauche, débouchez sur un carrefour. Sur votre gauche, en face du croisement, une cage en hauteur est placée non loin d’une cabane camouflée dans la végétation. En fonction de la saison, cette cage peut contenir un canard vivant permettant de pratiquer la « chasse à la tonne », chasse au gibier d’eau ou « sauvagine », se pratiquant de nuit, du premier samedi d’août à fin janvier. Les nombreux plans d’eau présents de part et d’autre de la route, et les « tonnes », cabanes plus ou moins enterrées associées, permettent cette pratique traditionnelle dans ces marais.

5
Etape 5 - Etape 5

A ce carrefour, vous avez la possibilité de faire un aller-retour jusqu’à la croix de Saint Louis, écart qui vous fait parcourir un peu moins de 2 kilomètres supplémentaires. Dans ce cas, suivez la route qui part sur votre droite vers le Port des Callonges. Une fois arrivés à la croix, faites demi-tour pour revenir aux panneaux au niveau du croisement et repartir sur la boucle de Braud et Saint Louis.

6
Etape 6 - Etape 6

Continuez tout droit en suivant la direction « Boucle de Braud et Saint Louis » indiquée sur le panneau sur votre gauche. Au bout du chemin, derrière la digue s’écoule le Canal Saint Georges dit « Canal des Sables » ; vous pouvez monter sur la digue pour avoir une meilleure vue sur le canal.

7
Etape 7 - Etape 7

Poursuivez votre chemin et, rapidement, vous trouverez sur votre gauche, une ancienne métairie récemment restaurée, la Gadelle. Plus loin, une fois la barrière franchie, vous marchez sur une digue séparant le canal sur votre droite et les terres du marais, jusqu’au lieu-dit Le Passage. La D 255 ou « Route des Marais », reliant Braud-et-Saint-Louis à Blaye, est très fréquentée, soyez vigilants. Avant de la traverser, vous pouvez bénéficier d’une très belle vue sur le canal Saint Georges depuis le pont de la route, et jeter un œil sur le bateau dévaseur souvent stationné en contrebas. Ce bateau possède des sortes d’ « oreilles » métalliques à l’avant, qui, lorsqu’elles sont déployées, permettent de dévaser les berges du canal. Ainsi, lorsque la marée est basse dans l’estuaire, et donc que le canal est à sec, on relâche l’eau retenue en amont, dans le marais de la Vergne, afin de guider le bateau dévaseur qui dérive alors vers l’estuaire en « raclant de part et d’autre les dépôts vaseux. Cette opération délicate est répétée tous les 15 jours, en été. Après avoir traversé la route très prudemment, vous pourrez voir de plus près les 3 écluses du Passage et l’ancienne maison de l’éclusier à proximité, qui abrite aujourd’hui le personnel en charge de la gestion du bassin versant de la Livenne.

8
Etape 8 - Etape 8

Empruntez maintenant le petit sentier herbeux qui longe du canal Saint Georges par la gauche, au bord duquel s’élèvent par endroits quelques carrelets. De l’autre côté du canal, l’ancien bateau dévaseur finit sa vie sur l’herbe.

9
Etape 9 - Etape 9

A l’issue de ce sentier vous arrivez à la « Patte d’Oie », point de jonction de trois canaux, du nord au sud : le canal de Saint Simon, le canal Saint Georges et le canal des Demiers. Contournez le carrelet en face de vous et poursuivez le chemin le long du canal Saint Simon. Sur votre gauche, La levée de Marquet est la digue qui sépare l’eau saumâtre du marais de Saint Louis Saint Simon au nord, partie du marais appelée le « Montalipan », de l’eau douce du marais de la Vergne au sud, qui se dévoile sur votre droite. Bordée de platanes, cette portion du sentier est surnommée l’ « allée des Soupirs ». Ces vieux platanes sont menacés par un insecte appelé le Tigre du platane (Corythucha ciliata). Originaire d’Amérique, cette punaise se nourrit de la sève des feuilles qui finissent par tomber prématurément, impactant le cycle de vie des arbres et menaçant fortement ces plantations. Vous pouvez ponctuellement emprunter la levée afin de profiter de la vue sur le Marais de Saint Louis Saint Simon, ou pour contourner une zone du sentier inondée, en fonction de la saison.

10
Etape 10 - Etape 10

Au bout de cette allée, vous arrivez à la limite du bas marais marquée par le pont de marquet. Le paysage change, vous retrouvez une route goudronnée et remontez vers le lieu-dit Marquet. Vous longez sur la droite un important bâtiment qui appartient au Château Marquet de la Paillerie, et débouchez sur une intersection. Traversez la route et remontez vers la gauche sur le trottoir. Au premier croisement, prenez la route qui part sur la droite et contourne une exploitation agricole faisant l’angle. A la prochaine intersection, tournez à gauche pour rejoindre la route principale, en longeant pieds de vignes et champs d’asperges. Le vignoble de Braud et Saint Louis s’étend majoritairement sur la partie haute de la commune, c'est-à-dire hors d’eau. Il est en appellation Blaye Côtes de Bordeaux.

11
Etape 11 - Etape 11

La route principale rejointe, vous remontez vers le centre-ville sur la droite par la rue Kléber Marsaud, nom d’un ancien maire de Braud et Saint Louis. A l’intersection, continuez tout droit pour rejoindre la place de Marché.


Confort / services

    Accessible aux handicapés : non

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