Balade en bastide de Cadillac

CADILLAC

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Description

Rejoignez le jardin au pied de l’imposant château des ducs d’Epernon qui domine la cité. La place de la halle et ses rues et ruelles adjacentes sont à proximité. De la place du château, découvrez l’église et la chapelle funéraire. La promenade se poursuit en passant sous la Porte de l’Horloge,qui permet de regagner le port sur la Garonne.

    Les données du parcours

  • Départ : CADILLAC
  • Arrivée : CADILLAC

Points d'intérets

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Les remparts de Cadillac

Cadillac, avec la bastide de Monségur, est une des rares bastides de Gironde à avoir conservé ses rempartsde ville (Monuments Historiques), percés d’archères et construits en partie en pierre de lest et bel appareilde parement. L’enceinte affecte une forme grossièrement triangulaire avec de larges fossés. La bastide est d’abord entourée de fossés et de palissades. Au début du XIVe siècle ses habitants souhaitent être protégés par des fortifications plus solides. Pierre de Grailly seigneur de Cadillac, était du même avis, et un accord était conclu entre eux le 22 septembre 1315 pour la construction des fortifications, qui devaient clore l’ensemble de la ville. Pour financer les dépenses d’un travail aussi considérable, les mesures du vin à Cadillac furent changées, alignées sur celles de Bordeaux.

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La Porte de la Mer

Le nom de cette célèbre porte (Monument Historique) évoque la proximité de la Garonne, sensible aux marées jusqu’à Langon. A l’origine, l’ouverture pratiquée est un simple portail dans l’alignement de la muraille, défendu par une bretèche, trois archères et des mâchicoulis, encore visibles. La tour, en saillie sur le fossé, est ajoutée entre 1280 et 1330, devant les murs, englobant le premier portail. Carrée, elle est pourvue de trois étages au-dessus du rez-de-chaussée, coiffée et défendue par une terrasse crénelée et un imposant mâchicoulis, le sommet étant accessible par des échelles amovibles. Le pont-levis est devenu fixe en 1716. La porte possède une échelle des crues installée au début du XXe siècle et refaite en 1982, qui témoigne des caprices de la rivière depuis le XVIIIe siècle jusqu’à nos jours.

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Le carruet

Jouxtant la Porte de la Mer, le passage (ou guet) ou chemin de service, que l’on nomme aussi carruet, partiellement conservé derrière l’enceinte forti ée, était destiné à la circulation des soldats autour de la ville et à l’accès aux archères. Léo Drouyn, le célèbre archéologue, spécialiste de l’architecture militaire, le décrit ainsi : « On peut étudier la disposition des remparts dans cette longue ligne de courtines : on remarque qu’ils étaient séparés des maisons par un étroit couloir, un chemin de ronde au niveau du sol, où se tenaient les archers desservant les meurtrières, et permettant à la garnison de faire sans obstacle le tour intérieur de la ville et de pouvoir se transporter facilement sur les points attaqués. Cette disposition avait aussi l’avantage de ne pas laisser à certains bourgeois le soin de défendre la partie des remparts contre laquelle s’appuyaient leurs maisons.

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La Porte de l’Horloge

Seconde porte conservée de la bastide, baptisée primitivement porte Vernihaut, la porte de l’Horloge (Monument Historique) a pris successivement les noms de porte du Collège et de Sainte- Anne, en raison du collège des Pères de la doctrine chrétienne et de la chapelle, qui lui étaient accolés au XVIIIe siècle. Une pierre gravée, près du mur d’enceinte, à l’intérieur, rappelle cette fondation. La porte prend sa dénomination actuelle en 1772, lors de l’installation d’un mécanisme d’horlogerie. Elle est alors surélevée d’un quatrième étage, couvert d’un toit à l’impériale, surmonté d’un clocheton. L’appareil de ce niveau supplémentaire, accessible par le chemin de ronde, est di érent du reste de la construction. Le passage, constitué d’un couloir voûté en berceau ogival et défendu par une herse, précédée d’un assommoir, s’ouvrait sur un pont-levis.

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Le jardin du château de Cadillac

Le jardin du château de Cadillac est une restitution récente. L’axe, marqué par le bassin circulaire, unique élément ancien, se trouvait autrefois dans l’alignement de la porte et du pont. Le mur qui sépare le jardin du ruisseau de l’Euille n’est autre que le mur d’enceinte médiéval de la bastide de Cadillac, percé d’archères en croix pattée, qui a conservé en partie ses dispositions d’origine. A l’époque des ducs d’Epernon, le jardin était euri et agrémenté d’une grotte et de malices, petits jeux et jets d’eau, cachés, qui se déclenchaient lorsque les visiteurs venaient à passer. Lorsque le château devient prison, le jardin est transformé en potager, avec son puits toujours en place. Ce dernier est tristement célèbre, plusieurs détenues y ayant mis n à leurs jours.

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Le monument à Georges Cazeaux-Cazalet

Elu maire de Cadillac en 1899, Georges Cazeaux-Cazalet (Loupiac, 1861- Cadillac, 1911), reste à la tête de la municipalité sans discontinuer jusqu’à sa mort, assumant en parallèle les fonctions de conseiller général (de 1899 à 1911) et de député (de 1902 à 1910). Très jeune, il joue un rôle de premier plan aussi bien dans la politique locale que nationale. Il a surtout été un homme de convictions avec un regard résolument tourné vers le futur. En 1884, il prend une place importante dans la lutte contre le phylloxéra et la reconstitution du vignoble. Dès 1892, il propose la création d’une école primaire supérieure d’agriculture qui ouvre ses portes dans les anciens locaux du pensionnat Sainte-Marie. Après son élection comme premier magistrat de la commune, il fait résolument avancer Cadillac vers la modernité.

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La Halle, place de la République

Bien que fondation médiévale, la place de Cadillac ne présente plus de caractères architecturaux de cette période. Les plus anciennes maisons qui l’entourent peuvent remonter aux XVIe et XVIIe siècles. Seules quatre des galeries ouvertes qui se trouvaient au rez-de-chaussée de ces maisons sont actuellement conservées et ne paraissent pas antérieures au XVIIIe siècle. La quasi-totalité de ces habitations présentent une élévation du XIXe siècle, les côtés de la place ayant été alignés à cette époque. Au milieu de la place à arcades, très animée le samedi matin, jour du marché, la halle actuelle a remplacé une vétuste halle en charpente de la n du XVe siècle. La halle a été construite au début du XIXe siècle, sous la houlette l’architecte Jean Richefort dans un style néoclassique, comme le montrent les arcades en plein cintre du rez-de-chaussée.

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Le château de Cadillac

Début XVIIe siècle, le 1er duc d’Epernon, cadet de Gascogne précurseur des mousquetaires, commande ce château qui recevra Louis XIII, Anne d’Autriche, Richelieu, Mazarin et Louis XIV. Il deviendra une prison pour femmes au XIXe siècle. Le château de Cadillac incarne la toute-puissance de Jean-Louis de Nogaret de la Valette (1554-1642), premier duc d’Epernon. Cadet de Gascogne, il est devenu l’un des favoris d’Henri III. Duc et pair de France, colonel général de l’infanterie, gouverneur de plusieurs provinces, il accumule les charges lucratives. Henri IV incite cet homme puissant à construire un château à la mesure de son rang, loin de la cour. Opposé à Richelieu, le duc meurt en disgrâce, sous le règne de louis XIII. Son ls Bernard, second duc du nom, achève les travaux entrepris.

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L’église Saint-Blaise et Saint-Martin

La reconstruction de la collégiale, achevée vers le milieu du XVIe siècle, est entreprise peu après la fondation du chapitre Saint- Blaise par Gaston de Foix-Candale, en 1490. L’église accolée au mur nord de l’enceinte de la ville, est prolongée à l’est par une sacristie. La nef unique, ainsi que la chapelle funéraire, sur le anc sud du chœur, sont voûtées d’ogives. Un toit à longs pans de tuile mécanique couvre la nef, alors que la chapelle possède une toiture en pavillon, couverte d’ardoise. L’ensemble de la construction est en pierres de taille, à l’exception de la sacristie, bâtie en moellon. Le clocher, érigé à l’angle sud-ouest, supportant une èche en maçonnerie, a été bâti en 1853 sous la conduite l’architecte départemental Pierre- Auguste Labbé.

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Les bords de Garonne
La chapelle funéraire des Ducs d’Epernon

En 1597, Jean-Louis de Nogaret de la Valette, duc d’Epernon, commande la construction d’une chapelle à Pierre Biard, sculpteur et architecte parisien, l’un des plus renommés de l’époque. Le duc d’Epernon voulait y abriter la sépulture de son épouse, Marguerite de Foix-Candale, décédée en 1593. La porte extérieure de la chapelle, la séparant du chœur de la collégiale, est datée de 1606, achèvement probable des travaux. Cette clôture remarquable est en pierre blanche incrustée de marbre noir. L’architecture de l’ensemble, avec ses boiseries, l’autel et son retable ont été conservés sans modi cation. Le tabernacle a été ajouté au XIXe siècle. Le mausolée, exécuté à l’imitation des tombeaux royaux de Saint-Denis, en marbres polychromes et bronze doré, a été considéré en son temps, comme l’un des plus somptueux de France. Il a fait l’admiration de tous les visiteurs de la chapelle.

Étapes

1
Etape 1 - Départ

Le départ se fait au pied des remparts, sur le parking.

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Etape 2 - Etape 2

Au bout de 100 mètres, tournez dans la rue Saint-Laurent .

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Etape 3 - Etape 3

Arrivés à la birfurcation, tournez à gauche dans la rue de l’oeuille, puis de suite à droite dans la rue Cazeaux Cazalet.

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Etape 4 - Etape 4

Au bout de 100 mètres, tournez à droite, place de la République.

5
Etape 5 - Etape 5

Contournez la Halle et remontez la rue du Général de Gaulle jusqu’à l’église.

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Etape 6 - Etape 6

Tournez juste à droite avant l’église, puis de nouveau à droite au passage de la Chapelle.

7
Etape 7 - Etape 7

Tournez à gauche rue Sarrazine puis à droite rue de la Tour.

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Etape 8 - Etape 8

Au bout de 170 mètres, prenez sur la gauche pour rejoindre le rond point.

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Etape 9 - Etape 9

Descendez vers les bords de Garonne pendant 170 mètres. Longez les quais vers le pont et prenez à droite pour rejoindre le point de départ.


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