Arcachon, boucle de la ville d’hiver

ARCACHON

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Description

La balade débute à la jetée Thiers, qui offre un beau panorama sur le Bassin d’Arcachon, avec l’Île-aux-Oiseaux et les célèbres Cabanes Tchanquées. Par le boulevard Marcel-Gounouilhou, longez la plage et gagnez l’ancien Grand Hôtel. La rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny vous mène au pied de l’ascenseur qui permet l’accès au Parc Mauresque et à la Ville d’Hiver. Dans le dédale des rues, partez à la découverte de ces villas au charme intemporel, toutes différentes les unes des autres et magnifiquement conservées ! Prenez de la hauteur en grimpant à l’Observatoire Sainte-Cécile ! Pour achever votre circuit, une halte à la Chapelle des Marins vous conduira aux origines même d’Arcachon…

    Les données du parcours

  • Départ : ARCACHON
  • Arrivée : ARCACHON

Points d'intérets

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La jetée Thiers

La boucle de randonnée démarre face à la jetée Thiers. Construite en 1903, elle est le point de ralliement des évènements importants de la ville (fête du 14 Juillet et fêtes de la Mer). C’est aussi l’embarcadère principal pour les bateaux d’excursion et les navettes qui traversent le bassin. La jetée a été totalement reconstruite en 2004 dans un style alliant tradition et modernisme.

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Le Grand Hôtel

Construit pour la Compagnie du Midi, par l’architecte Eugène Ormières et l’ingénieur Paul Régnauld, le Grand Hôtel a été inauguré au cours de l’été 1866. Les travaux se déroulent entre 1864 et 1865 sur le front de Mer. Il a été la propriété de la Société immobilière d’Arcachon, puis de Léon Lesca. Cet édifice de prestige, bénéficiant de tout le confort moderne, a été destiné à une clientèle mondaine en villégiature à Arcachon. On y trouve un ascenseur, un restaurant, un salon de billard, des bibliothèques et salons. Les chambres sont chacune pourvue d’un cabinet de toilette. Le Grand Hôtel a accueilli des personnalités dont l’impératrice d’Autriche Sissi et la reine de Madagascar en exil, Ranavalo III. En 1906, l’édifice est ravagé par un incendie, il est reconstruit en 1910. Réquisitionné en 1914, il est transformé en hôpital militaire.

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L'ascenseur du Parc Mauresque

Pour accéder au Parc Mauresque depuis la ville basse et profiter d’une très belle vue sur le Bassin, un funiculaire avait été construit en 1912. Vétuste, il sera remplacé par un ascenseur au début de l’été 1949. Son entrée est décorée par le bas-relief en céramique de Claude Bouscau, « Faune poursuivant des nymphes ». Réalisé en 1952, il représente le thème antique du faune et des nymphes, très à la mode à l’époque « Art déco », traité ici avec truculence et avec un grand sens du mouvement. La scène se passe dans un paysage familier de pins et de palmiers typiques d’Arcachon.

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La villa Teresa

La villa Teresa, entourée d’un grand parc, a été construite vers 1882 sur un des plus grands lots à bâtir de la Ville d’Hiver. Elle a été édifiée selon les plans des architectes de Miramont et Lecoeur. Son premier propriétaire connu, en 1882, est Monsieur Lewis, un artiste-peintre irlandais. Dix ans plus tard, l’entrepreneur Pierre Blavy rachète la « très belle Teresa », n’y habite pas, mais en fait sa « vitrine » et y invite les personnalités les plus en vue comme le musicien Charles Lecocq, créateur d’opérettes, le sultan du Maroc Moulay Youssef en 1926, mais aussi des clients importants.

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La villa Carmen

La villa Carmen en 1880 a appartenu au conseiller municipal Martin Hennon qui y accueille la reine mère d’Espagne, Isabelle II. Celle-ci, en séjournant à Arcachon, découvre les lieux où l’année précédente, son fils Alphonse XII a rencontré l’archiduchesse Marie-Christine et où ils se sont fiancés. Sa suite est composée d’une trentaine de personnes l’accompagnant et pour loger tout ce monde, la villa voisine a été également prêtée à la souveraine.

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La villa Vincenette

La villa Vincenette, appelée Lona à l’origine, a été édifiée pour Mme de Aldecoa comme l’annonce l’Avenir d’Arcachon du 27 janvier 1895. Le même journal, dans son édition du 4 décembre 1901 signale son acquisition par Mme Duprada, propriétaire de la « Walkyrie ». Cette villa est l’œuvre de l’architecte Marcel Ormières (1853-1941), qui a construit de nombreuses villas en Ville d’Hiver. Son père Eugène, qui collabore avec P. Régnauld, a été maire d’Arcachon de 1888 à 1890.

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L’église anglicane et la place Fleming

L’église anglicane d’Arcachon, la « plus jolie église anglicane de France » selon la formule du romancier anglais George Gissing (1857-1903), a été inaugurée en 1878 par l’archevêque de Londres en personne. Dédiée à saint Thomas, l’édifice est remarquable par sa grande toiture à forte pente et sa large nef voûtée en berceau, flanquée de deux collatéraux couverts d’une austère mais belle charpente apparente. Une abside à pans coupés termine le bâtiment. Quelques vitraux d’origine subsistent encore dans le chœur où l’on reconnaît saint Pierre, le Christ et saint Thomas. Dans le bas-côté sud, des vitraux de style préraphaélite, offerts par des paroissiens anglais à la mémoire d’un parent décédé, répandent leur belle lumière.

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La villa Trocadéro et la place Brémontier

La villa Trocadéro, autrefois dénommée Graciosa, a été construite en 1863-1864 sur le modèle du chalet suisse. C’est l’un des premiers chalets locatifs de la Compagnie du Midi, dont les plans ont été signés par Paul Régnauld et les travaux exécutés par l’entreprise Thèze. Cette maison au plan rectangulaire et construite en hauteur comprenait à l’origine salon, salle à manger, cuisine, quatre chambres de maître et deux de domestiques. Vers 1900, la villa a été complètement transformée : sa toiture a été « habillée » en demi-croupe avec une lucarne-pignon à fenêtre débordante. Ont été ajoutés un balcon périphérique avec balustrade ouvragée et arrondie aux angles, une véranda, éléments d’architecture qui évoquent les maisons coloniales des Indes. L’escalier en bois latéral a été remplacé par un escalier de pierre à balustrade, ornement de la façade.

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La Basilique Notre-Dame d'Arcachon

Devant l’afflux de pèlerins toujours plus nombreux, venus prier la Vierge miraculeuse, une église est construite à partir de 1858. Le nouvel édifice est plaqué contre la Chapelle des Marins dont la longueur est réduite. De style gothique, l’édifice conçu par Gustave Alaux (1816-1882) est achevé en 1860. Michel Alaux (1850-1935) poursuit l’œuvre de son père en 1884, en prolongeant le chœur.

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La Chapelle des Marins

La Chapelle des Marins est l’édifice le plus ancien d’Arcachon. L’oratoire en bois des origines, avait été construit en 1519 par un religieux franciscain, le frère Thomas Illyricus, pour y abriter une sculpture d’albâtre polychrome représentant la Vierge et l’Enfant Jésus, qu’il avait découverte sur la plage, après avoir sauvé, par ses prières, deux navires en perdition sur le Bassin.

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La Croix des Marins

La Croix des Marins, que l’on aperçoit depuis le parvis de la basilique Notre-Dame a été dressée en 1902. Plusieurs fois endommagée, elle a toujours été réparée. La croix actuelle, en bois, haute de 14 mètres, réalisée en 1980 par l’entreprise Filhol à Arcachon, est une copie à l’identique de celle de 1902 qui avait été abattue accidentellement. On sait qu’en 1722, une croix rustique de bois rouge s’élevait à cet emplacement. On rapporte qu’autrefois, quand les chalutiers ou les vapeurs quittaient le port, il était d’usage de saluer au passage de trois coups de corne ou de sirène, afin de demander la protection de la Vierge. À leur retour, s’ils avaient réussi à rentrer au port sans encombre, ils venaient la remercier.

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La villa Graigcrostan

En 1880, Laird MacGregor, un aristocrate écossais, habitué de la station qu’il fréquente pour des raisons de santé, possède déjà les villas Glenstrae (ancienne villa Eugénie) et Hermosa (Soleil Levant), quand il décide d’acheter une dune sur laquelle il projette de faire construire une villa. Ce personnage excentrique, quand il se trouvait à Arcachon, faisait quotidiennement une promenade en voiture à cheval. Couvert de plusieurs plaids au départ, il les retirait l’un après l’autre en des lieux précis où l’attendait un valet chargé de rapporter la couverture à la villa.

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La villa Brémontier

La villa Brémontier, qui ferme la perspective de l’allée Faust, est l’une des premières villas de la Compagnie des chemins de fer du Midi. Elle porte le nom de l’ingénieur des Ponts et Chaussées, qui, à la fin du XVIIIe siècle a mis au point le projet de fixation des dunes littorales. Construite en 1863 sur les plans de l’architecte Paul Régnauld par les entrepreneurs Salesses et Le Thieur, elle est le plus prestigieux et le plus cher des « chalets de location » (six cents francs-or pour un mois d’été, le linge et l’argenterie étant fournis moyennant un supplément).

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La villa Marguerite

En réinterprétant le type du « chalet suisse » en vogue à l’époque, Gustave Alaux (1816-1882) signe les plans de cette maison créée en 1864. Faisant face au sud et adossée à la dune qui la protège des vents dominants, la villa occupe une position idéale. Comme pour ses deux voisines, « Faust » et « Siebel », le nom de Marguerite est choisi en hommage à Charles Gounod, dont l’opéra « Faust », créé en 1859, avait connu un grand succès en symbolisant le renouveau de l’art lyrique français, Jusqu’à sa mort en 1893, Charles Gounod fut un habitué passionné d’Arcachon. En 1876, la maison est surélevée d’un étage par son nouveau propriétaire, M. Hermann Gaden, négociant bordelais d’origine allemande ; elle est alors enrichie de nombreux éléments en bois découpé, de balcons, de loggias et d’un escalier extérieur à double volée.

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La villa Alexandre Dumas

Cette villa, sans doute l’une des plus belles et des plus vastes de la Ville d’Hiver, a été construite en 1895 par l’architecte Jules de Miramont et l’entrepreneur Pierre Blavy et appelée Alexandre Dumas dès sa réception. Daniel Iffla-Osiris, son propriétaire, célèbre banquier, philanthrope et mécène, a été propriétaire de six autres villas arcachonnaises et le fondateur de la synagogue d’Arcachon. Très originale, la villa réunit des éléments composites de style hispanique et un belvédère comparable à celui des villas rustiques italiennes. Cet élément architectural, rivalisant avec le donjon de la villa Coulaine domine le paysage environnant et offre une remarquable vue sur le Bassin d’Arcachon.

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L’Observatoire Sainte-Cécile

Il a été exécuté sous la direction de l’ingénieur Paul Régnauld, en 1862-1863, en prolongement de la passerelle qui enjambe l’allée Pasteur. Ce « Belvédère », qui s’élève à 25 mètres, est une « merveille de légèreté » dont les piliers sont constitués de rails et dont les marches, soudées aux tambours cylindriques, forment la colonne centrale. Elles sont suspendues par des câbles à la plate-forme du sommet. Amputé de l’une de ses plates formes originelles, l’Observatoire Sainte-Cécile est rénové en 1990. Du haut de la plate-forme, on découvre une des plus beaux points de vue sur la Ville d’Hiver, le Bassin d’Arcachon et l’Île aux Oiseaux.

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La passerelle Saint-Paul

Par-dessus l’allée Pasteur, la Passerelle Saint-Paul, avec son long tablier de 32 mètres, enjambe un ravin de 15 mètres de hauteur et relie les dunes de Saint-Paul et de Sainte-Cécile. Ce pont repose sur des piles soutenues par des rochers artificiels aux origines géographiques diverses : pierres ferrugineuses de Gironde, rocs coquilliers des Landes, galets de l’Ariège et blocs de granit et de marbre des Hautes-Pyrénées. Elle a été construite en 1863, par l’ingénieur Paul Régnauld. Sa réhabilitation est effectuée en 1990.

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La villa Toledo

Le gymnase-manège Bertini, construit pour la Compagnie du Midi, en 1862, à côté du Bureau des renseignements (villa Antonina) et du Bazar Universel (actuelle villa Monge) est une construction rustique où l’on prend des leçons d’équitation et de culture physique. L’entrepreneur Jean Monpermey, sous le contrôle de l’architecte Paul Régnauld, s’est chargé de la construction de ce bâtiment donnant sur l’espace public et qui ne comporte pas de clôture. L’édifice possède alors une toiture couverte de chaume et une structure décorative en rondins avec balcon et escalier. Comme la plupart des premières villas construites dans la Ville d’Hiver, le gymnase-manège Bertini peut être considéré à la fois comme une réinterprétation du chalet suisse et une imitation des maisons à pans de bois du XVe siècle.

Étapes

1
Etape 1 - Départ

Départ depuis la jetée Thiers.

2
Etape 2 - Arrivée

Arrivée sur la jetée Thiers.


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