Sur un îlot rocheux, à l’embouchure de l’estuaire de la Gironde, se dresse majestueusement le phare de Cordouan, qui guide les navires depuis le début du XVIIe siècle. Prenez vos bottes, il est l’heure de partir à sa rencontre.

Mini-cours d’histoire 

La tour du prince Noir, est en très mauvais état, et la construction d’un nouveau phare s’avère nécessaire. Dès la fin du XVIe siècle, le roi de France Henri III, confie la construction du phare à l’architecte Louis de Foix, qui dessine les plans d’un édifice à l’image du phare d’Alexandrie, un monument digne des anciennes merveilles du Monde ! Le chantier est un vrai défi, car le site est difficile d’accès et le milieu maritime dans lequel il se trouve particulièrement hostile. Le premier projet prévoit une tour ronde à trois étages, dont les travaux sont lents à réaliser, dans le contexte troublé des guerres de Religion. Les travaux se poursuivent sous le règne d’Henri IV : le monarque approuve un nouveau projet beaucoup plus somptueux, qui prévoit l’ajout d’une chapelle, des appartements royaux et de riches ornements. Pour cela, il alloue des sommes importantes et les travaux durent jusqu’à la mort de Louis de Foix. 25 ans de travaux plus tard, et l’édifice est achevé. Pour le roi Henri IV, fraîchement converti au catholicisme pour accéder au trône, ce lieu de culte au sein du phare constitue une belle manière d’afficher sa foi aux yeux de tous ses sujets.

Le monument, d’une grande élégance, est très inspiré de l’art Italien avec son décor de statues, ses vitraux, ses pavements en marbre. Cette architecture est novatrice pour son temps et véritable tour de force technique. Elle évoque même les œuvres de Michel-Ange et de Vignole, en conjuguant à la fois coupoles à caissons, chapiteaux composites et riches sculptures. Le monument est consolidé et restauré à l’époque de Louis XIV.

Malgré tous les soins dont il fait l’objet, le phare de Louis de Foix est fragilisé par l’océan et les intempéries et sa partie supérieure menace de s’effondrer. On rehausse donc la tour jugée trop petite en réalisant une surélévation de 60 pieds. Celle-ci correspond à une colonne conique beaucoup plus sobre dans sa décoration que la tour ancienne. 

Cours d’histoire renforcé 

Le nouveau phare de Cordouan est devenu un édifice utilitaire moderne, conçu d’après les principes de la science et de la technique, tout en incarnant les idéaux du progrès des nations et du développement de la connaissance scientifique des Lumières. Le phare, gardien de l’estuaire de la Gironde, sécurise la navigation et répond au développement du commerce maritime qui fait la richesse et la notoriété de Bordeaux.

Depuis les origines, le phare de Cordouan accueille toutes les innovations dans le domaine de l’éclairage. Teulère y met au point le premier feu tournant à réverbères paraboliques, constitué de lampes à huile et manœuvré par une machine dont le combustible est un mélange de blanc de baleine, d’huile d’olive et d’huile de Colza. En 1823, Augustin Fresnel expérimente à Cordouan pour la première fois la lentille à échelons, système dont est équipée la majorité des phares dans le monde aujourd’hui. Le phare sert toujours de banc d’essai pour la mise au point de nouveaux types d’ampoules.

Le phare de Cordouan, « roi des phares », « phare des rois »,
« Versailles de la mer » est le seul phare en mer au monde encore gardienné et ouvert à la visite.

L’idée de le découvrir vous séduit : une vedette ou un chaland amphibie vous dépose au pied du phare.
Une véritable aventure !

Le phare de Cordouan
Le Verdon-sur-Mer
Classé Monument Historique, le phare de Cordouan est candidat à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial Unesco

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