Découverte

Ile aux Oiseaux

Minicarte-Bassin-ArcachonSituée au cœur du Bassin d’Arcachon, l’Ile aux Oiseaux servait autrefois de lieu de pacage pour les troupeaux de vaches et de chevaux, qui y étaient amenés à la nage depuis la presqu’île du Cap Ferret ! Aujourd’hui site classé, ce petit bout de terre enchanteur est un véritable paradis pour près de 150 espèces d’oiseaux. Aigrette garzette, courlis cendré, pluvier argenté, hibou des marais, sarcelle ou encore faucon pèlerin s’y donnent rendez-vous au milieu des landes de bruyère et acacias du Japon. Discrète, la présence de l’homme est ici matérialisée par quelques cabanes de pêcheurs et chasseurs.

Souvenez-vous, c’était en 1997, Pascal Obispo chantait « Je suis tombé pour elle ; je n’ai d’yeux que pour elle ; Ma maison, ma Tour Eiffel ; Quand mes amours prennent l’eau, L’Ile aux Oiseaux »…

L'île aux oiseaux © Gironde Tourisme - D. Schneider

L’île aux oiseaux © Gironde Tourisme – D. Schneider

L’Ile aux Oiseaux, un eden fragile à découvrir en kayak de mer

L’Ile aux Oiseaux est entourée de parcs à huîtres délimités par de grands piquets qui émergent de l’eau, ce qui rend son accès complexe. Seuls quelques chenaux de navigation (« esteys ») permettent un accès sécurisé. Il vaut donc mieux s’y rendre à marée descendante et en compagnie d’un guide ! On peut aussi faire le tour de l’île en pinasse (embarcation traditionnelle du Bassin d’Arcachon) ou en chaland avec des professionnels de la mer, lors d’une sortie « Pescatourisme« . Une autre solution : observer l’Ile aux Oiseaux depuis les célèbres cabanes tchanquées  (c’est à dire sur pilotis, « chancas » signifiant « échasses » en gascon) situées à proximité. De nombreux bateaux y mouillent chaque été car l’endroit est très agréable pour pique-niquer et se baigner.

Léger et silencieux, Le kayak de mer demeure l’embarcation idéale pour approcher et découvrir l’Ile aux Oiseaux en une demi-journée. Glisser au fil de l’eau, entre terre et mer, entouré d’oiseaux est une expérience inoubliable.

L’Ile est en vue. Quelques arbres se détachent, puis des toits apparaissent. Ceux des 53 cabanes de pêcheurs et chasseurs, habitants éphémères de l’Ile, qui compte 5 « quartiers ». Après avoir longé la côte et fait plus ample connaissance avec les aigrettes, on se faufile dans le dédale des esteys avant de laisser les kayaks sur une plage du quartier Afrique. Puis on emprunte l’un des nombreux pontons en bois permettant de parcourir les sentiers de l’Ile et d’aller à la rencontre de ses habitants. Pêcheurs et chasseurs saisonniers à la tonne, ces derniers n’ont ni eau potable, ni électricité : ils récupèrent l’eau de pluie, utilisent des panneaux solaires et ramènent leurs déchets sur le « continent ».